Le gardiennage : une solution précaire

Posted on 23 janvier 2014 par

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Offrant des logements temporaires, le gardiennage a du mal à percer en Belgique.

Venant des Pays-Bas, le gardiennage est arrivé en Belgique il y a une dizaine d’années. L’idée est de louer pour un prix inférieur au prix du marché, des bâtiments vacants, appartements, maisons mais aussi des biens moins ordinaires comme une chapelle ou un château. La contrepartie est la précarité : les occupants ne savent pas combien de temps ils pourront rester dans le bien et ils sont soumis à une durée de préavis très courte, fonction de ce qui est précisé dans le contrat d’occupation.

En Belgique, un des acteurs du secteur est la société batave Camelot, présente dans 6 pays et qui gère 6000 biens sur ces territoires, dont 65 à 70 dans le Plat Pays. « L’idée au départ était de lutter contre les squats mais aujourd’hui, les raisons économiques et sociales prédominent, explique Yves Levens, responsable de Camelot Belgique. La conjoncture économique fait qu’il y a de plus en plus d’immeubles vides et parallèlement de plus en plus de personnes cherchant à réduire leur budget logement. Lorsqu’ils viennent chez nous, ils payent entre 180 et 280 euros par mois. En échange, ils peuvent être mis dehors à tout moment, moyennant un préavis de seulement 2 semaines. C’est pour cette raison que nous n’acceptons pas les enfants. Ils ont besoin de stabilité. »

Beaucoup de personnes travaillant sur la problématique du logement dans les grandes villes critiquent cependant le manque de dimension sociale de ce type de système.« C’est juste une conciergerie, murmure Nicolas Bernard, chercheur aux FUSL. Et Bart, assistant social et occupant du 123 rue Royale, d’enchérir: « Il y a une sélection très stricte des occupants : pas de chien, pas d’enfant, casier judiciaire vierge, certificat de bonne vie et mœurs, fiche de salaire. En plus, ces organisations se font payer par les propriétaires et les locataires. »

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Posted in: Société