La parole au Counter Olympics Network

Posted on 8 août 2000 par

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Trois questions à Julien Cheyen, porte parole du Counter Olympics Network


Que reprochez-vous aux Jeux olympiques?
C’est une fraude, un amas de mensonges. Déjà en 2002, un rapport estimait qu’ils n’allaient pas être économiquement bénéfiques pour la ville. Malgré cette étude, Tony Blair, Tessa Jowell et Ken Livingston, à l’époque respectivement premier ministre, ministre de la Culture et des Sports et maire de Londres, avaient décidé de passer outre. Quel exemple de démocratie cela montre-t-il?

Vous parlez de mensonges…
On nous a promis pleins de choses qui ne sont pas vraies. Le budget de départ par exemple. Il était de £2,4 milliards en 2005. Aujourd’hui on parle de £24 milliards, même si je pense qu’il voisinera plutôt les £18 milliards. Un autre mensonge est l’effet positif pour le tourisme et les magasins locaux. On peut voir que ces deux secteurs souffrent pour le moment. Quant aux logements supplémentaires soi-disant créés grâce au Parc olympique, on oublie que des projets de construction étaient prévus avant même le dépôt de la candidature londonienne. Les Jeux n’ont fait que les retarder. Les bénéfices apportés par les sponsors sont aussi une farce. Des £1.400 millions obtenus par Locog, comité organisateur des Jeux, et le CIO, £600 millions retournent directement dans les caisses des entreprises grâce à divers avantages fiscaux.

Vous dénoncez l’esprit de lucre…
Le CIO essaye de se montrer comme une organisation humanitaire apportant des effets positifs à la ville hôte. Mais c’est une multinationale, une marque, qui établit son empire. La protection du nom et des symboles olympiques, les nombreux privilèges revendiqués comme des logements gratuits dans des hôtels 5 étoiles pour la famille olympique ou des routes exclusivement réservées aux VIP, tout cela est choquant.

G.V.

Porte-parole du collectif Counter Olympics Network

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